l’ANDES fait part des inquiétudes des élu(e)s locaux sur les projets des Ligues professionnelles de Volley-ball et de Basket-ball

A la suite des projets des Ligues professionnelles de Volley-ball et de Basket-ball, l’ANDES a souhaité faire part des inquiétudes des Maires et Adjoint-e-s au maire en charge des sports

Tout d’abord, la Ligue Nationale de Basket-Ball a validé en juin dernier une nouvelle charte graphique des terrains pour les clubs de Pro A et Pro B. A cela s’ajoute les modifications de la FIBA sur les panneaux d’affichage et l’horloge des 24 secondes.

Concernant la Ligue Nationale de Volley, elle souhaite réformer le modèle du championnat de France et imposer dès la saison 2018-2019, une série de nouvelles dispositions pour les salles qui devront désormais être équipées d’un sol unique, de leds publicitaires et d’un écran géant.

 

Si ces nouvelles dispositions vont dans le sens d’une meilleure visibilité via l’amélioration de la retransmission TV des matches et d’un accroissement des recettes pour les clubs, il convient de rappeler que la grande majorité des salles concernées par ces mesures sont de propriété communale.

A ce titre, dans le contexte budgétaire actuel, ces réformes contraignent et impactent directement les finances locales.

C’est la raison pour laquelle l’ANDES regrette à nouveau dans le cadre des prescriptions relatives aux équipements sportifs, que les décideurs locaux ne soient pas informés et associés en amont des projets, alors même que ces derniers émettent cette volonté depuis de nombreuses années déjà.

Enfin, il est nécessaire de rappeler que les modifications de classification et de règles techniques sur les équipements sportifs relèvent de la compétence des fédérations et non des ligues professionnelles en référence à l’article 9 du décretn° 2002-762 du 2 mai 2002 et complétées par le décret n°2006-2017 du 22 février 2006.

C’est la raison pour laquelle, l’ANDES a saisi le Ministère des Sports et la commission CERFRES afin d’engager une concertation avec les Ligues professionnelles et les Fédérations concernées.

Dans le cadre des travaux parlementaires actuels au Sénat avec le vote d’une résolution relative aux normes et règles fédérales, ces actualités règlementaires démontrent tout l’intérêt d’une vigilance constante et des espaces de dialogue entre les représentants des Fédérations, des Ligues professionnelles et les Collectivités territoriales, à l’instar de la Commission Sport professionnel de l’ANDES.

Courrier_LNB

Courrier_LNV

Communiqué de presse « 15 ans d’actions sur les règles fédérales et normes sportives » - lien vers site internet  http://www.andes.fr/250369/15-ans-d-actions-sur-les-regles-federales-et-normes-sportives/

Proposition de résolution : lien vers le sénat. https://www.senat.fr/leg/ppr17-255.html

7 réflexions sur « l’ANDES fait part des inquiétudes des élu(e)s locaux sur les projets des Ligues professionnelles de Volley-ball et de Basket-ball »

  1. Il faut s’attendre à ce que la ligue féminine de basket-ball s’aligne sur ces nouvelles exigences et qu’effectivement à nouveau des travaux onéreux de mise aux normes soient à la charge des collectivités locales

    Cela est inacceptable à l’heure des restrictions budgétaires subies par les communes avec les diminutions des dotations de l’Etat.
    Je pense qu’un recours national pour ne pas
    dire une fronde ou une révolte s’organise de la part des Maires des communes pour REFUSER ces nouvelles
    Directives.

    1. Je pensai qu’il y avait des notice d’impact pour mesurer l’incidence de telles décisions. Les dernières modifications, déjà anciennes il est vrai, avaient impacté lourdement les budgets des CT. Peu de temps plus tard, le Football avait fait la même chose.
      Il me semble qu’alors le principe d’une évaluation préalable de l’impact budgétaire avait été mis en œuvre …
      « Celui qui paye, décide » dit-on : ne peut-on appliquer ce principe ? Cela poursuivrai les évolutions du sport fédéral vers une émancipation nécessaire des fonds publics. Ou attendons nous de savoir si les finances publiques sont destinées à quelques une et non à l’intérêt général du plus grand nombre ?

  2. Encore une fois, ces prises de décision non concertées et non autorisées, mettent à mal une cohabitation entre le milieu professionnel et le milieu amateur, pour laquelle la collectivité essaie de jouer le rôle de trait d’union par la mise à disposition de locaux les plus adaptés possibles entre respect des normes et le budget.
    Je regrette toujours autant que les collectivités soient si peu entendues face aux projets des Ligues Professionnelles et je préconise aucune ouverture face à ces sollicitations qui semblent vraiment être déconnectées des réalités budgétaires actuelles.

  3. Nous pouvons constater, une fois de plus, que les décideurs ne sont pas les payeurs. Il devient impératif de déterminer les interlocuteurs qui doivent travailler, réfléchir pour proposer des réformes ou des améliorations.
    J’en profite pour suggérer deux thèmes à approfondir.:
    – pour l’organisation des plannings et calendrier pour nos gymnases, serait il nécessaire d’établir les saisons sportives de façon uniforme par exemple en scolaires, en année civile ou de juin à juin?
    – des fédérations déterminent les tarifs d’entrée lors des manifestations et souvent à leur seul profit -certaines reversent une petite part au club local-. Le club organisateur pourrait fixer une somme même modeste (0,50 centime voir 1 euro) pour lui même?

    Je remercie l’ANDES de sa vigilance

  4. Bonjour
    Nous ne pouvons qu’être d’accord avec l’ANDES sur le fait que les collectivités locales ne pourront pas suivre budgétairement les nouvelles règles éditées par les fédérations ou ligues de quelques sports que cela soient. En effet une concertation en aval s’impose et la réalité aujourd’hui c’est que les collectivités sont étranglées par les baisses de dotation de l’Etat et donc elles sont en mauvaise posture pour répondre à ces nouvelles exigences somme toute compréhensives Mais impossible à budgétiser.
    Cordialement
    Barlo Christian adjoint u sport et conseiller métropolitain de TPM (Toulon Provence Méditerranée)

  5. Les collectivités font le maximum pour entretenir et rénover leurs équipements sportifs. C’est un budget d’investissement conséquent mais nécessaire à la bonne pratique sportive qui est voté chaque année. Grâce aux nombreuses ouvertures de gymnases, ce sont nos enfants (scolaires et licenciés) et aussi nos habitants qui en bénéficient. De nombreux bénévoles, dirigeants et encadrants se passionnent et contribuent à l’activité de leur commune. Après la baisse des dotations, l’abandon des contrats aidés et les nouvelles normes imposées par des anciens sportifs de haut niveau embauchés par les ligues, ne serait-il pas temps de décentraliser ses réflexions en demandant l’avis des fédérations et surtout des comités départementaux, seule proximité avec les collectivités territoriales ?

  6. Nous ne sommes pas concernés pour ce cas particulier. Mais malheureusement nous devons nous plier concernant certaines fédérations lorsque une équipe arrive au niveau national. Pour une petite commune c’est un taravil réel que de soutenir nos associations sportives mais les conséquences financières sont graves.et lourdes. si bien qu’une question se pose : faut-il encourager nos sections sportives à aller plus haut?

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