Discours du président Marc Sanchez pour le lancement de la Tournée des Régions ANDES – Metz 18/09/2018

Mesdames, Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord de vous saluer toutes et tous et de vous remercier d’être venus aujourd’hui pour cette journée thématique dans le cadre sportif de l’Open de de tennis de Moselle.

 Je voudrais saluer particulièrement :

  • Jacques TRON, Adjoint au maire adjoint en charge des sports de la ville de Metz, qui représente M. le Maire Dominique GROS
  • Jean FRANCOIS, Vice-président délégué au sport du département de la Moselle
  • Jean-Paul OMEYER, Vice-président en charge des sports de la région Grand Est et Président de la commission Sport des Régions de France

Je n’oublierai pas les intervenants qui vont apporter leur précieux concours, à savoir :

  • Cyrille ROUGIER, chargé des études pour le CDES
  • Jean-Jacques LOZACH, Sénateur et Rapporteur du Budget sport 2018 au Sénat
  • Thierry REY, Conseiller spécial de Paris 2024, qui nous rejoindra dans quelques instants

 Je voudrais excuser Mme la Ministre des sports qui aurait bien aimé venir aujourd’hui mais doit finaliser la composition de son cabinet et nous le comprenons.

Cette journée est une première du genre, puisque c’est la 1ère Tournée des régions de l’ANDES dans laquelle j’ai le plaisir de vous accueillir.

Comme pour toute première, vu le délai relativement court pour la mise en place de son organisation, nous vous demanderons votre indulgence, si celle-ci connait quelques points de détails à améliorer. Ce qui reste important, ce sont ces  collaborations que nous souhaitons développer et valoriser.

 Pour cette première, Je tiens à remercier particulièrement M. Jean-Paul OMEYER et toute son équipe, pour le soutien et l’initiative de la région Grand Est. En effet, depuis quelques mois maintenant, nous sommes en étroite relation pour échanger, partager et rechercher toutes les alternatives au soutien que nous devons apporter au sport pour que celui-ci puisse être reconnu comme une cause nationale.

Personne ne pourra nier la volonté de l’ANDES, forte depuis 20 ans de son ancrage territorial, pour développer encore plus cet attachement à aller « sur le terrain », à la rencontre de nos adhérents que sont les villes représentées par les Maires et les Adjoints au maire aux sports, mais aussi les intercommunalités représentées par leur Président ou leur Vice-président en charge des sports.

 Cette Tournée des régions à vocation à servir une seule politique : la politique sportive de notre Pays.

Naturellement, en allant dans les territoires de métropole et d’outre-mer, nous souhaitons associer fortement les acteurs départementaux, régionaux et territoriaux de ces territoires, mais également le mouvement sportif, dans le seul but   de permettre des échanges et des rencontres, qui sont au cœur de l’action de notre association.

Ces temps de conférences et de débats à l’intention des acteurs des sports ont pour ambition d’aborder les problématiques qui se posent à nous, en s’inscrivant dans des dynamiques territoriales  et en pleine mutation, auxquelles nous sommes confrontées quotidiennement     

Nous croyons fortement que l’échelle territoriale est l’échelon pertinent.                     

C’est l’échelon capable de réfléchir à son avenir, à sa stratégie territoriale car qui mieux que nous, connait ses atouts et ses faiblesses, qui mieux que nous peu définir que cet échelon est un espace social, d’innovation et  économique.

 Nous croyons également que le partage des points de vue, la réflexion collective, participative, sont désormais indispensables.

 Nous ne pouvons plus nous permettre de travailler seuls dans nos territoires.

Le contexte financier et territorial nous oblige, à cette collaboration.                     

Cette passerelle territoriale nous permettra de créer de nouvelles opportunités et d’innover pour faire face aux enjeux du sport français.

 Ce sport français, nous le soutenons de toutes nos forces, je dirais même que nous le portons à bout de bras, avec plus de 14 Mds € par an, qui se décompose de la manière suivante :

  • Les communes et intercommunalités avec 12.6 Mds €
  • Les départements et les régions avec 1.4 Mds €

Pour sa part, l’Etat dispose d’un budget de 481 M€ via le Ministère des sports dont 133M pour le CNDS, et 3.5 Mds € pour l’Education nationale (pour la prise en charge des professeurs d’EPS).

 En parlant de l’Etat, je ne peux omettre les dernières annonces du Premier ministre, avec la nouvelle baisse annoncée du budget du ministère des sports en 2019 et à la suppression sous couvert de réaffectation de 1 600 postes ETP d’ici 2022 (soit plus de la moitié de ses effectifs, 50%), dans le cadre du rapport « Action publique 2022 ».

Simplement à titre de comparaison, l’Education nationale va produire quasiment le même effort que le Ministère des sports avec 1 800 emplois, mais là, cela ne représente que 0.2% de ses effectifs.

Si nous comprenons que l’Etat doit réduire le déficit public et que tous les secteurs doivent y participer, il est difficile d’admettre que le sport serve à nouveau de variable d’ajustement, et cela depuis plus d’une dizaine d’années.

Ces annonces inédites ont fait fortement réagir le monde sportif, mais cela confirme une tendance claire du recentrage et du désengagement de l’Etat en matière d’activité physique et sportive.

Selon la lettre de cadrage du Premier ministre, il apparaît clairement que l’Etat veut se recentrer vers le haut niveau, avec une nouvelle réduction des effectifs dans les DDCSPP et les DRJSCS qui ont déjà connu des réductions drastiques.

 Il veut également réduire son périmètre d’intervention en matière de sport pour tous et « laisser un espace aux collectivités territoriales pour leur laisser la main ».  La main au portefeuille très certainement

Vous savez toutes et tous comme moi, que les Collectivités territoriales ne pourront seules supporter ce désengagement massif de l’Etat, ou alors il s’agira de proposer un véritable contrat de confiance avec des moyens pour accompagner cette transformation.

Au sein de l’ANDES, depuis près de 5 ans, nous sentons réellement le « transfert de charge » en matière de conseils techniques, juridiques et règlementaires causé par la réduction des effectifs au sein des Directions départementales et régionales, dont les élus locaux ne trouvent plus de réponses à leurs questions en matière de politique sportive.

J’en viens aux associations et à leurs bénévoles, qui sont au cœur de la thématique d’aujourd’hui.

Je tiens à rappeler que les associations sont un socle indispensable et incontournable de l’animation de nos villes et nos territoires, la preuve en est, plus de 2/3 des parents pensaient inscrire leur enfant dans un club à la rentrée.

Dans un contexte financier et territorial mouvant avec l’évolution des pratiques sportives, il faut aider nos associations à se développer, il faut les aider à s’adapter à la nouvelle donne, pour répondre à ces nouvelles attentes, notamment en termes de santé, de bien-être et de services numériques.

 Quelle va être alors l’évolution du modèle sportif français ?

 Quel sera le rôle des Collectivités territoriales dans la nouvelle gouvernance du sport ?

Quels enjeux à venir pour les associations  et sur l’ensemble de nos territoires ?

Quelle ambition voulons-nous pour les JO 2014 ?

Ce sera à nos intervenants d’y répondre et d’apporter leur concours ainsi qu’à nous tous, de contribuer à cette problématique qui est pleinement d’actualité.                                                                                                            C’est  une priorité forte de nos collègues suite au sondage interne.

Avant d’entamer ces débats qui promettent d’être intéressants, je laisserai donc la parole successivement à nos hôtes, avec M. TRON, pour la ville de Metz, M. FRANCOIS, pour le département de Moselle, et M. OMEYER pour la région Grand Est.

Je vous remercie de votre attention.   

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