3 points à retenir de la conférence : « L’emploi, un levier pour maximiser la place du sport dans la société »

Mercredi 16 janvier à l'Assemblée Nationale, plus de 250 personnes ont assisté mercredi à la conférence coorganisée par le Think tank Sport et Citoyenneté, le CoSMoS et la Fédération Nationale Profession Sport & Loisirs), à l’Assemblée Nationale, en présence de la ministre des Sports Roxana Maracineanu et du député Cédric Roussel co-président du groupe d’étude sur l’économie du sport de l’Assemblée nationale

Cette soirée était l’occasion d’échanger sur l’emploi sportif, sur ses spécificités et sur les potentialités de développement du secteur, alors que des objectifs ambitieux ont été fixés par les pouvoirs publics en termes de haute performance et de développement des pratiques.

Des échanges nombreux sur un sujet politique majeur, au cours desquels plusieurs points clés ont été identifiés :

  1. Une feuille de route ministérielle centrée autour de trois actions

Intitulée « Pacte Sport Emplois », cette feuille de route vise à répondre à trois enjeux : Accompagner, Simplifier et Innover.

Accompagner à la fois les individus, en créant par exemple de nouveaux certificats complémentaires permettant de doter les salariés de nouvelles compétences, mais aussi les structures. Ainsi, la ministre a annoncé la mobilisation d’un million d’euros destiné à aider à la structuration des groupements d’employeurs non marchands ainsi que le lancement d’un appel à expérimentations fédéral et territorial appelé « Economie Sociale et Solidaire » pour permettre le changement d’échelle dans le développement des modèles coopératifs et le recours aux groupements d’employeurs.

En matière de simplification, l’objectif est notamment d’instaurer une proportionnalité réglementaire des certifications afin de libérer l’emploi. Il s’agira ainsi de graduer les exigences des diplômes et les prérogatives selon les besoins des publics et les finalités attendues (performance ou loisir).

En matière d’innovation, elle concerne à la fois la création de trajectoires innovantes vers l’emploi, (à l’image du dispositif SESAME), mais aussi l’évolution du système associatif, permettant ainsi aux structures qui le souhaitent de pouvoir recourir à d’autres formes juridiques (SCIC, CAE…).

  1. Un emploi sportif en croissance mais qui fait face à de nombreux enjeux

On constate une très forte croissance de l’emploi sportif depuis 20 ans, du fait notamment d’une massification de la demande sportive des Français. S’il est envisageable que cette croissance perdure, en lien notamment avec l’élan né de l’accueil prochain des Jeux Olympiques et Paralympiques en France, l’emploi sportif est aujourd’hui pris en tenaille entre menace conjoncturelle (baisse des emplois aidés et des subventions publiques...) et faiblesses structurelles (modèles socio-économique fragile des structures associatives, morcellement de l’emploi, instabilité des conditions d’emplois…). Les réponses à apporter sont plurielles et doivent être adaptées au profil de chaque structure employeuse. Elles doivent viser à la fois au développement d’un emploi sportif de qualité et à la pérennisation des structures sportives.

  1. Renforcer la professionnalisation des acteurs

Encourager cette professionnalisation nécessite notamment la construction et/ou le partage d’outils, notamment entre branches professionnelles. Cela implique également de simplifier l’offre de formation, en favorisant la polyvalence et la polycompétence des futurs professionnels du secteur. Le champ de la formation professionnelle représente ainsi l’un des leviers à actionner, ce qui implique de réussir à mobiliser les fonds disponibles pour former les gens aux métiers de demain (métiers d’encadrement mais aussi métiers de développement).

source : sport & citoyenneté

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *